2 décembre 2015
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Internet des Objets, comment protéger l’individu

Les objets connectés arrivent dans notre quotidien en force, et seront bientôt omniprésents. Nous parlons ici d’une multitude de dispositifs en lesquels nous sommes censés pouvoir avoir confiance mais construits par des entreprises tentaculaires dont nous ne connaissons pas les pratiques sécuritaires et régis par des normes qui n’existent pas encore réellement de façon universelle.



Quelles mesures et réflexions doit-on adopter afin qu’associer « IoT » (Internet of Things) et « sécurité » soit une évidence, et pour la protection de nos données et pour l’intégrité de notre personne (objets de santé, voitures, etc.) ?


L’Internet des Objets c’est cette nouvelle ère où les objets communiquent entre eux. Avec un marché estimé à 50 milliards d’appareils connectés en 2020 et qui devrait générer un profit net de 14 000 milliards de dollars à l’orée de 2022, l’enjeu de la sécurité et de l’encadrement d’un tel bouleversement technologique est sans commune mesure.



Nous manquons de recul pour savoir exactement quelles problématiques émergeront dans les années à venir, mais quelques points semblent déjà exploitables et ouverts à la discussion.


Tout d’abord, la nécessité d’avoir un contrôle centralisé pour plusieurs appareils : on peut déjà potentiellement connecter plusieurs centaines de terminaux dans une seule maison, il est donc inutile d’imaginer le temps perdu à les contrôler un par un, application après application.
Mais qui s’assurera que tous ces systèmes sont sécurisés et à l’abri d’un hacker, que le détecteur de fumée, le chauffage, etc. ne seront pas contrôlés à des fins malveillantes ?


De plus, cela signifie que nous confierons nos empreintes, nos codes et nos certificats digitaux à ces objets. Comment construire alors une interface qui ne travaillera que pour vous, sans risque de prise de contrôle de vos portes, voiture ou pacemaker ?

VITA visuel Internet of Things Acesi Cloud

En parlant de ces devices critiques, notamment tous ceux qui peuvent impacter l’intégrité de votre personne physique, il est absolument nécessaire de voir émerger des standards globaux et des Bonnes Pratiques. A l’heure actuelle, chaque pays a ses normes, chaque société à ses méthodes, tout est donc très flou.

Dans la même veine, des crash tests devront être effectués afin de vérifier que les dispositifs critiques sont parfaitement sûrs quoiqu’il puisse se passer.


Enfin se pose le problème des données collectées. A terme, celles-ci représenteront une énorme manne financière. Qui devrait en être propriétaire ? L’utilisateur, le constructeur, le fournisseur internet ?
Et dans les deux derniers cas, ne sera-t-il pas alors logique que la sécurisation de ces appareils leur incombe (et la responsabilité qui va avec) ?



De nombreuses zones d’ombre sont donc à traiter en amont au risque de voir le concept global s’effondrer. Quoiqu’il en soit, nous vous tiendrons au courant des avancées technologiques, légales et civiques sur nos sites, et vous pouvez également contacter nos experts pour vous aider à tous niveaux à gérer au sein de votre entreprise l’afflux de nouveaux terminaux.


Si vous souhaitez en savoir plus sur l’Internet des Objets, nous vous conseillons de lire les billets suivants : Internet des Objets, table ronde, ou encore Vos montres connectées, des failles en puissance et surtout Internet des Objets, entre sécurité et interopérabilité.



(source de l’image : http://datasciencebe.com)

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